C’est la 4e fois que ces incidents se produisent depuis début 2011
Les bateaux de la Comarit sont saisis pour la 4e fois depuis début 2011 au port français de Sète. Le dernier week-end, cet incident a retardé le retour de 400 personnes
SI les bateaux de la Comarit et de la Comanav sont toujours bloqués au port de Sète depuis vendredi dernier, les 400 passagers ont pu regagner le Maroc sans encombre dès samedi matin grâce aux interventions des autorités marocaines et françaises. En fait, les lignes sont coupées depuis vendredi dernier. La cause n’est autre que la saisie conservatoire des bateaux assurant la liaison avec le port de Tanger Med.
Il s’agit du Biladi et du Marrakech, appartenant respectivement à la Comarit et à la Comanav.
Certains voyageurs en colère n’ont pas pu se faire rembourser, la compagnie s’est refusée à tout remboursement, prétextant une panne des systèmes informatiques. A l’heure où nous mettions sous presse, les responsables de la Comarit étaient toujours injoignables pour donner leur version des faits.
La cause n’est autre que les énormes ardoises que traîne la Comarit depuis quelque temps. Selon des sources sur place, la Comarit serait redevable d’environ trois millions d’euros à titre de travaux de réparation de ses bateaux auprès d’un chantier naval espagnol. L’entreprise a aussi sur le dos des arriérés non encore réglés au titre de factures de combustible. Mais ce n’est pas la première fois que ce genre d’incident se produit. La dernière fois, c’était en décembre pour le Biladi. Le bateau a été saisi au port de Tanger Med sur ordre du tribunal de Tanger pour le règlement d’ une ardoise de plus de 60 millions de DH pour frais d’amarrage et de combustible.
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